La prime d’étage à Paris

Combien vaut un étage de plus, et le dernier étage vaut-il toujours plus ? Les ventes d’appartements signées à Paris, étage par étage, comparées à caractéristiques égales : même quartier, même année, surface comparable. L’étage ne figure pas dans les actes : Cadastra le déduit des diagnostics de performance énergétique et des numéros de lots.

Mini étude Cadastra n° 1 · publiée le 12 octobre 2026 · calculée le 29 septembre 2026 · Paris, appartements vendus de janvier 2021 à décembre 2025, étage connu par le DPE de la vente

À Paris, sur les ventes de janvier 2021 à décembre 2025, le dernier étage s’est vendu 4,4 % plus cher au m² que le 1er étage, à quartier, année et tranche de surface comparables (intervalle de confiance à 95 % : de +2,9 % à +5,7 %). Mais 40 % des derniers étages se sont vendus sous la médiane des 1ers étages.

Les chiffres clés

+4,4 %
Dernier étage par rapport au 1er étage
Intervalle de confiance à 95 % : de +2,9 % à +5,7 %
Immeubles de 3 niveaux ou plus, à quartier, année et tranche de surface comparables.
Sur 2 022 ventes
+5,0 %
5e étage par rapport au 1er
Intervalle de confiance à 95 % : de +3,9 % à +6,2 %
À quartier, année et tranche de surface comparables.
Sur 2 606 ventes
−2,9 %
Rez-de-chaussée par rapport au 1er étage
Intervalle de confiance à 95 % : de −4,3 % à −1,7 %
Sur 1 607 ventes
40 %
Derniers étages vendus sous la médiane des 1ers étages
La prime est une tendance, pas une règle.
Sur 2 022 ventes

L’étage, marche par marche

Chaque barre compare les ventes d’un étage à celles du 1er, par la médiane de leur indice : le prix au m² rapporté à celui des ventes du même quartier, de la même année et de la même tranche de surface.

La prime la plus haute est au 5e étage : +5,0 % (de +3,9 % à +6,2 %). Au-delà, le prix au m² ne monte plus de façon nette.

Le rez-de-chaussée : −2,9 % (de −4,3 % à −1,7 %).

Prix au m² selon l’étage, par rapport au 1er étage
−5,0 %−2,5 %0,0 %+2,5 %+5,0 %RDC1er2e3e4e5e6e et +ÉtageÉcart au 1er étage

Barres : prime médiane ; traits : intervalle de confiance à 95 % (1 000 rééchantillonnages).

Les valeurs du graphique
Prix au m² selon l’étage, par rapport au 1er étage
ÉtageÉcart au 1er étageIntervalle à 95 %Ventes
RDC−2,9 %de −4,3 % à −1,7 %1 607
1er0,0 %référence3 684
2e+2,0 %de +1,2 % à +2,9 %3 746
3e+2,5 %de +1,7 % à +3,3 %3 500
4e+3,5 %de +2,6 % à +4,5 %3 201
5e+5,0 %de +3,9 % à +6,2 %2 606
6e et ++4,4 %de +3,4 % à +5,5 %3 363
La prime, étage par étage
ÉtageVentesPrime sur le 1erVentes sous la médiane du 1er
Rez-de-chaussée1 607−2,9 % (de −4,3 % à −1,7 %)56 %
1er3 684référence50 %
2e3 746+2,0 % (de +1,2 % à +2,9 %)44 %
3e3 500+2,5 % (de +1,7 % à +3,3 %)42 %
4e3 201+3,5 % (de +2,6 % à +4,5 %)39 %
5e2 606+5,0 % (de +3,9 % à +6,2 %)37 %
6e et plus3 363+4,4 % (de +3,4 % à +5,5 %)40 %

Le dernier étage vaut-il toujours plus ?

À Paris, sur les ventes de janvier 2021 à décembre 2025, le dernier étage s’est vendu 4,4 % plus cher au m² que le 1er étage, à quartier, année et tranche de surface comparables (intervalle de confiance à 95 % : de +2,9 % à +5,7 %). Mais 40 % des derniers étages se sont vendus sous la médiane des 1ers étages.

À étage égal, être le dernier étage de l’immeuble change le prix au m² de 0,0 % (non significatif : de −1,1 % à +1,2 %) (régression à quartier, année et surface comparables) : la prime du dernier étage vient surtout de sa hauteur, pas du toit lui-même.

Selon l’époque de construction et la hauteur de l’immeuble, la prime varie ; le tableau donne chaque groupe avec son intervalle. Ce qui fait la différence se devine (ascenseur, lumière, état des combles) mais aucune base publique ne dit si un immeuble a un ascenseur ; la lumière, si : c’est l’étude du soleil.

Dernier étage par rapport au 1er, selon l’immeuble
0 %+2 %+4 %+6 %+8 %Tousavant 19461946 ou après6 niveaux ou moins7 niveaux ou plusImmeubleÉcart au 1er étage

Barres : prime médiane ; traits : intervalle de confiance à 95 %. Un groupe de moins de trente ventes n’est pas montré.

Les valeurs du graphique
Dernier étage par rapport au 1er, selon l’immeuble
ImmeubleÉcart au 1er étageIntervalle à 95 %Ventes
Tous+4,4 %de +2,9 % à +5,7 %2 022
avant 1946+3,7 %de +0,9 % à +6,2 %261
1946 ou après+5,3 %de +2,7 % à +8,6 %392
6 niveaux ou moins+3,2 %de +1,8 % à +5,7 %856
7 niveaux ou plus+4,8 %de +3,2 % à +6,4 %1 166
Le dernier étage, selon l’immeuble
ImmeublesVentes au dernier étagePrime sur le 1erVentes sous la médiane du 1er
Tous (3 niveaux ou plus)2 022+4,4 % (de +2,9 % à +5,7 %)40 %
Construit avant 1946 (DPE)261+3,7 % (de +0,9 % à +6,2 %)43 %
Construit en 1946 ou après (DPE)392+5,3 % (de +2,7 % à +8,6 %)36 %
6 niveaux ou moins (BD TOPO)856+3,2 % (de +1,8 % à +5,7 %)41 %
7 niveaux ou plus (BD TOPO)1 166+4,8 % (de +3,2 % à +6,4 %)39 %

Les contrôles

Avant publication, le résultat est recalculé autrement : sans la tranche de surface, année par année, par groupe d’arrondissements, par une régression à effets fixes (quartier × année, erreurs regroupées par immeuble), en ne comparant que des ventes d’un même immeuble, et sur les étages « probables ». Le tableau des contrôles les donne tous.

Aucun contrôle n’inverse le résultat : la prime du dernier étage ne tient ni à la façon de normaliser les prix, ni à une seule année, ni à un seul groupe d’arrondissements.

Dernier étage par rapport au 1er, recalculé autrement
ContrôleVentes au dernier étagePrime sur le 1er
Résultat principal2 022+4,4 % (de +2,9 % à +5,7 %)
Indice sans la tranche de surface (quartier et année seulement)2 022+4,1 % (de +3,1 % à +5,5 %)
Ventes de 2021 seulement67−1,3 % (non significatif : de −5,7 % à +2,4 %)
Ventes de 2022 seulement443+5,0 % (de +2,6 % à +8,3 %)
Ventes de 2023 seulement475+3,4 % (de +1,5 % à +6,4 %)
Ventes de 2024 seulement476+3,6 % (de +1,3 % à +6,0 %)
Ventes de 2025 seulement561+6,6 % (de +4,1 % à +9,1 %)
Centre et rive gauche (1er au 7e)278+3,0 % (non significatif : de −0,3 % à +7,1 %)
Ouest (8e, 16e, 17e)322+3,2 % (de +0,9 % à +5,7 %)
Nord et est (9e au 12e, 18e au 20e)1 041+6,2 % (de +4,4 % à +8,1 %)
Sud (13e au 15e)381+1,6 % (de +0,1 % à +4,9 %)
Régression : effets fixes quartier × année, classe de surface, erreurs regroupées par immeuble2 022+4,8 % (de +3,6 % à +6,0 %)
Même immeuble : ventes comparées aux autres ventes du même immeuble2 022+4,1 % (de +2,0 % à +6,3 %)
Étages « probables » (67 471 ventes, moins sûrs)6 742+0,9 % (de +0,4 % à +1,6 %)

La méthode

Les ventes viennent des Demandes de valeurs foncières (DVF) publiées par la DGFiP : une vente est un acte signé chez le notaire, avec son prix et sa surface.

Sont écartées les ventes de moins de 9 m² ou de plus de 250 m², celles de moins de 15 000 €, et le 1 % le plus bas et le 1 % le plus haut de l’indice de prix : ce sont le plus souvent des erreurs de saisie, des ventes entre proches ou des lots mal décrits.

Aucun chiffre publié ne repose sur moins de dix ventes, et aucune vente n’est montrée seule : la page ne donne que des agrégats de Paris, d’un arrondissement ou d’un quartier INSEE.

Pour comparer des ventes de quartiers, d’années et de tailles différentes, chaque vente reçoit un indice : son prix au m² divisé par la médiane des ventes d’appartements du même quartier administratif (80 à Paris), de la même année et de la même tranche de surface (moins de 30 m², 30 à 60, 60 à 100, plus de 100). Une cellule de moins de 10 ventes ne sert pas : la vente est écartée.

La prime d’un groupe (un étage, le dernier étage) est la médiane de ses indices divisée par celle du 1er étage, moins 1. Son intervalle de confiance à 95 % vient de 1 000 rééchantillonnages des deux groupes, à graine fixe : un calcul relancé redonne les mêmes bornes.

L’étage n’est pas dans DVF. Il est lu dans le DPE établi pour la vente, avec la règle de la fiche Cadastra : un seul DPE à la même adresse, établi entre 400 jours avant et 120 jours après la vente, surface à 5 % près ; ou dans un lot déjà connu, ou dans le règlement de copropriété. Les étages « probables » (un DPE de l’adresse de surface proche, pas forcément celui du lot vendu) ne servent que de contrôle.

Le nombre de niveaux de l’immeuble vient de la BD TOPO de l’IGN (rez-de-chaussée compris), bâtiment le plus proche du point de la vente à 3 m au plus. Le dernier étage est le plus haut de ce compte, dans les immeubles de 3 niveaux ou plus ; une vente dont l’étage dépasse le nombre de niveaux est écartée (un DPE mal lu, le plus souvent).

Un effet est dit significatif quand son intervalle de confiance à 95 % exclut zéro ; sinon, il est publié comme non significatif.

Le détail des modèles

Contrôle : régression à quartier et année comparables

log(prix au m²) ~ catégorie d’étage (dernier, 0 à 6 et plus) + classe de surface | quartier × année ; grappes : immeuble · 21 698 ventes, 13 765 immeubles, part de variance expliquée après effets fixes : 2,4 %

Contrôle : régression à quartier et année comparables
VariableCoefficient (log)Erreur typepIntervalle à 95 %
Dernier étage0,04670,0058< 0,0010,0353 à 0,0581
Rez-de-chaussée−0,02270,0065< 0,001−0,0353 à −0,0100
2e étage0,02180,0045< 0,0010,0130 à 0,0307
3e étage0,02470,0047< 0,0010,0155 à 0,0340
4e étage0,03890,0049< 0,0010,0294 à 0,0484
5e étage0,05060,0054< 0,0010,0400 à 0,0613
6e étage et plus0,03870,0062< 0,0010,0266 à 0,0507

Contrôle : même immeuble

log(prix au m²) ~ catégorie d’étage + classe de surface | immeuble + arrondissement × année ; grappes : immeuble · 12 593 ventes, 4 656 immeubles, part de variance expliquée après effets fixes : 2,2 %

Contrôle : même immeuble
VariableCoefficient (log)Erreur typepIntervalle à 95 %
Dernier étage0,04050,0103< 0,0010,0202 à 0,0607
Rez-de-chaussée−0,04220,0113< 0,001−0,0643 à −0,0202
2e étage0,02270,00790,0040,0072 à 0,0382
3e étage0,01820,00810,0250,0022 à 0,0341
4e étage0,03810,0083< 0,0010,0219 à 0,0544
5e étage0,05090,0090< 0,0010,0333 à 0,0685
6e étage et plus0,06730,0090< 0,0010,0496 à 0,0850

Part propre au dernier étage, à étage égal

log(prix au m²) ~ dernier + étage + classe de surface | quartier × année ; grappes : immeuble · 17 442 ventes, 11 626 immeubles, part de variance expliquée après effets fixes : 3,0 %

Part propre au dernier étage, à étage égal
VariableCoefficient (log)Erreur typepIntervalle à 95 %
Dernier étage0,00040,00600,942−0,0114 à 0,0122

Les effectifs

Les effectifs
ÉtapeVentes
Appartements vendus à Paris sur la période (20 arrondissements)152 538
Dont étage déduit (toutes confiances)98 693
Surface de 9 à 250 m², prix d’au moins 15 000 €98 365
Étage sûr (DPE établi pour la vente, lot connu ou règlement de copropriété)23 782
Étage plausible (pas au-dessus du nombre de niveaux de l’immeuble)22 225
Indice calculable (cellule quartier, année, tranche de surface d’au moins 10 ventes)22 151
Sans le 1 % le plus bas ni le plus haut de l’indice21 707
Immeubles13 769
Ventes dans un immeuble de 3 niveaux ou plus (BD TOPO, à 3 m au plus)17 451
Dont ventes au dernier étage2 022

Les limites

Télécharger l’étude en PDF

Facultatif : le PDF se télécharge sans rien donner. Pour recevoir les prochaines études, laissez votre adresse par le bouton ci-dessus.

Pour la presse

Les chiffres de cette page peuvent être repris en citant « Cadastra, d’après les ventes DVF (DGFiP) ». Pour la méthode détaillée, un chiffre par arrondissement ou une ville en plus, écrivez à l’équipe Cadastra.

Contact : support@cadastra.immo · Mention : « Cadastra, d’après les ventes DVF (DGFiP) ».

Sources

Calcul Cadastra du 29 septembre 2026. Document informatif : il décrit des ventes passées et ne constitue pas une expertise.

Et pour une adresse précise ?

Tapez une adresse : les ventes signées de l’immeuble, l’étage déduit, le soleil étage par étage et ce que vaut le quartier autour. Gratuit, sans compte.